ISSN : 1859-5138

JOURNAL AFRICAIN DES CAS CLINIQUES ET REVUES JACCR AFRICA

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Les systèmes de santé ouest africains à l’épreuve de la maladie à virus Ebola : Quelles stratégies pour y faire face ?

A Diaby, AS Mohamed, I Tall, D Boiro

 

 

 

Résumé
Les épidémies répétitives de la maladie à virus Ebola (MVE) constituent un véritable problème de santé publique en Afrique. En effet, depuis septembre 1976, date de son isolement et sa première description au Nord de l’ex Zaïre (l’actuelle République Démocratique du Congo) et au sud du Soudan, plusieurs pays africains ne cessent de vivre des épisodes récurrents d’épidémies de la maladie hémorragique à virus Ebola avec ses corollaires des souffrances humaines, des décès et de fardeau économique. Cet article, à travers une mini revue de la littérature fait un état des lieux de la faible résilience des systèmes de santé des pays les plus touchés avant même l’apparition de l’épidémie, propose des stratégies de prévention et de lutte face aux urgences et enfin mettre en exergue des défis majeurs des systèmes de santé ouest africains.
Mots clés : Systèmes de santé ; Maladie à virus Ebola ; Afrique de l’ouest

Particularités des AVC du tronc cérébral au Service de Neurologie de l’hôpital Befelatanana, Antananarivo (Madagascar)

JL Rakotomanana, NF Rasaholiarison , RO Randrianasolo, JG Lemahafaka, LA Rajaonarison, J Razafimahefa, AD Tehindrazanarivelo

 

 

 

 

 

Résumé

Introduction : Les AVC du tronc cérébral est l’un des territoires graves et mortels. La littérature rapporte que le trouble de conscience initial et la
nature hémorragique sont les facteurs de mauvais pronostic pour ce type d’AVC.
Objectif : Déterminer la fréquence et les caractéristiques clinico-scannographiques des patients atteints d’un AVC du tronc cérébral dans notre service. Méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive, rétrospective, menée à l’Unité de Soins, de Formation et de Recherche en neurologie du Centre Hospitalier Universitaire de Befelatanana allant de Janvier 2013 à Juin 2015. Etait inclus tout patient diagnostiqué ayant un AVC du tronc cérébral sur la base de la clinique et d’un scanner cérébral. Les données étaient analysées par le logiciel Excel. Résultats : Vingt trois cas d’AVC du tronc cérébral (3,9%) étaient retenu parmi les 589 AVC. Les femmes (60,86%) prédominaient. L’âge moyen était de 56,08 ans avec un extrême de 31 ans à 81 ans. A l’admission, les patients étaient tous éveillés, quarante-trois pourcent avaient une tachycardie et 13% seulement était en tachypnée. Tous les patients sortaient vivant, en moyen au bout de 14,21 jours avec un extrême de 6 et 31 jours. A l’imagerie, 78,26% des patients avaient une lésion de nature hémorragique et 21,73% ischémique. L’atteinte du pont représentait 57% des cas, suivi par l’atteinte mésencéphalique (44%) puis bulbaire
(9%). Conclusion : Les patients atteints d’un AVC du tronc cérébral qu’il soit hémorragique ou ischémique ont une bonne issue. Ainsi, une étude à
la recherche d’un éventuel facteur protecteur pour Madagascar serait notre prochaine étape.
Mots clés : AVC, Tronc, cérébral, Scanner, Madagascar

Affections neurologiques chez 242 patients réfugiés à Conakry de 1994 à 2010
IM Diallo, SD Barry, FA Cissé, J Nyassinde, LL Diallo, ML Mansare, MT Diallo, AK Diawara, A Cissé

 

 


 

Résumé
Durant les vingt-cinq dernières années, certains pays d’Afrique de l’Ouest notamment la Sierra Leone, le Liberia, la Guinée Bissau et la Côte d’ivoire ont été l’objet de guerres civiles ayant entraîné des déplacements massifs de populations vers la Guinée entraînant ainsi des problèmes de santés majeurs parmi lesquels les affections neurologiques occupaient une place importante. Le but de l’étude était d’évaluer ces pathologies neurologiques du point de vue clinique et para clinique. Etaient inclus dans l’étude tous les patients orientés par les services du haut-commissariat aux réfugiés pour un trouble neurologique survenu au cours des déplacements des populations ou dans les camps de réfugiés. 242 patients (143 hommes et 99 femmes soit un sex-ratio de 1,4) avaient été recensés. L’âge moyen des patients était de 28,5 ± 3,921 ans. Les affections neurologiques étaient réparties comme suit : 124 cas d’infections du système nerveux central, 76 cas de pathologies vasculaires cérébrales, 17 cas d’Affections métaboliques et carencielles, 7 cas de pathologies tumorales cérébrales et 18 cas de syndromes et pathologies d’étiologies indéterminées. Le diagnostic précis de ces affections neurologiques nécessite, entre autre, l’apport d’une bonne imagerie morphologique qui doit être réalisée plus ou moins urgemment chez tous les patients présentant des signes neurologiques en foyer. Les infections du système nerveux occupaient la première place parmi d’innombrables affections neurologiques d’origine tropicale qui se sont empirées avec l’avènement du syndrome d’immunodéficience.
Mots clés : Affections neurologiques, Refugiés, Guinée

Prise en charge des épilepsies de l’enfant

Moustapha Ndiaye

 

 

 

Résumé

La prise en charge des épilepsies de l’enfant doit être globale et avoir pour objectif d’améliorer la qualité de vie de l’enfant par un contrôle complet des crises et une absence d’effets indésirables. Elle repose sur les médicaments antiépileptiques, la chirurgie et les moyens non pharmacologiques comme la Stimulation vagale et le Régime cétogène). Les médicaments antiépileptiques « anciens » comme « nouveaux » sont efficaces dans 70 à 80% des cas. La différence fondamentale entre les « anciens » et les « nouveaux » médicaments antiépileptiques réside dans le fait que les « anciens » sont inducteurs ou inhibiteurs enzymatiques, ce qui prédispose à des interactions médicamenteuses avec donc des effets indésirables. L’efficacité des « nouveaux » médicaments sur les crises n’est pas supérieure à celle des « anciens» mais ils ont une meilleure tolérance et une pharmacocinétique plus simple et donc moins d’interactions médicamenteuses. Le choix des molécules dépend entre autres de la maladie épileptique et des comorbidités, de l’exigence de qualité de vie du patient et du contexte socio-sanitaire et des habitudes du médecin. Certaines épilepsies sont « chirurgicales » et doivent d’emblée être orientées vers des équipes multidisciplinaires dédiées pour une prise en charge efficiente. Cette chirurgie s’adresse aux épilepsies partielles pharmaco résistantes et aux encéphalopathies épileptogènes. Lorsque les médicaments antiépileptiques et la chirurgie sont inefficaces, le recours aux moyens non
pharmacologiques comme le Régime cétogène et la Stimulation vagale chronique peut permettre une réduction de la fréquence des crises.
Mots clés : épilepsie, enfant, prise en charge