ISSN : 1859-5138

JOURNAL AFRICAIN DES CAS CLINIQUES ET REVUES JACCR AFRICA

Articles recemment publiés

Céphalées primaires associées à l’activité sexuelle : À propos d’un cas observé chez une femme en Côte d’Ivoire et revue de la littérature

 

L K Kouassi, Z Mamadou, S N Yéo, Y Broh, M Doumbia-Ouattara, I Diakite, T D Sonan, F Y Boa

 

Texte intégral

Résumé
Introduction :

Les céphalées primaires associées à l’activité sexuelle sont rares chez la femme et aucun cas n’a été décrit en Afrique à notre
connaissance. Les auteurs rapportent le cas d’une femme ivoirienne avec revue de la littérature.


Cas clinique : Une femme âgée de 42 ans, a présenté trois épisodes de céphalées survenant uniquement lors des activités sexuelles. Elle a été reçue en consultation après le 3ème épisode. Ces épisodes céphalalgiques étaient tous identiques et étaient déclenchés uniquement par le même facteur : l’activité sexuelle. Les céphalées étaient bilatérales, sourdes, de siège postérieur et dont l’intensité croissait avec l’excitation sexuelle. Il n’y avait pas de signes d’accompagnement tel que des vertiges, nausées et vomissements, troubles de la vision et fièvre. L’examen neurologique ainsi que l’IRM et l’angio-IRM cérébrales étaient normaux. La biologie standard et la CRP étaient également normales. Le traitement préventif à base d’ibuprofène s’est avéré efficace puisque les céphalées au cours de l’acte sexuel ont régressé et les explications sur le pronostic de ces céphalées ont permis de rassurer la patiente.
Discussion : les caractéristiques de cette observation clinique sont conformes aux données de la littérature.
Conclusion : Il s’agit du premier cas de la femme africaine que nous rapportons. D’autres publications par les praticiens africains méritent
d’être encouragées afin de mieux préciser le profil des cas de la femme africaine.


Mots clés : Céphalées, acte sexuel, sexe, traitement.

Diagnostic IRM d’un syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible secondaire à une néphropathie glomérulaire
AD Diop , M Fall Gueye, NM Gaye, K Diouf Ka, MH Toure, M. Ly, A Ly Ba, AN Diop ,

S BA Diop, EH Niang

Texte intégral 

Résumé
Objectif : Décrire les aspects TDM et IRM du syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible.

Observation : Nous rapportons le cas d’un patient de 20 ans reçu pour hypertension artérielle et crises convulsives dans un tableau clinico-biologique de néphropathie glomérulaire. Le scanner cérébral et l’IRM encéphalique retrouvaient des lésions parenchymateuses cérébrales bilatérales symétriques à prédominance occipitale. Elles se présentaient sous forme d’hypodensités cortico-sous-corticales au scanner cérébral et apparaissaient à l’IRM encéphalique en hyposignal T1, hypersignal T2 et Flair sans restriction de la diffusion ni prise de contraste après injection. Le contrôle IRM réalisé au dixième jour (J10) d’hospitalisation est revenu normal avec disparition des lésions parenchymateuses précédemment décrites.
Conclusion : Le syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible est un syndrome clinico-radiologique fréquent, peu connu, de
pronostic très favorable si sa prise en charge est précoce.
Mots clés : PRES, IRM, scanner, néphropathie glomérulaire.

Caractéristiques des Rachialgies : Une étude sénégalaise en unité de réhabilitation 

NS Diagne, S Boubacar , M Fall , M Ndiaye , AG Diop , MM Ndiaye

Texte intégral 

Résumé Introduction : Les rachialgies constituent un motif fréquent de consultation, d’absentéisme professionnel. Le coût de leur prise en charge est élevé. Elles altèrent la qualité de vie des patients et mettent en jeu le pronostic fonctionnel en cas de conflit entre contenant et contenu. Une bonne connaissance des étiologies dans nos structures hospitalières, permettrait une limitation des conséquences socioéconomiques, professionnelles et une amélioration du vécu des patients rachialgiques. Objectif : Déterminer les aspects épidémiologiques, cliniques et étiologiques des rachialgies d’une cohorte de patients suivis au service de Médecine Physique et Réadaptation Fonctionnelle, du CHU Fann, Dakar. Méthodologie : Tous les dossiers de patients suivis pour rachialgies au dit service de janvier 2015 à Janvier 2017 ont été enrôlés et les paramètres d’études relevés. Résultats : 213 dossiers de patients ont été retenus. L’âge moyen a été de 49,35 ans. Le sex ratio a été de 0,48 (H/F). Les rachialgies siégeaient au rachis lombaire dans 65,72% des cas, cervical (17,84%). Une souffrance radiculaire a été associée dans 81% des cas, une myélopathie dans 17,5% des cas, et des troubles posturaux dans 2,7% des cas. La lombalgie commune (62,9%), la scoliose (21,6%), le canal lombaire étroit (5, 1%) ont été les causes les plus fréquentes. Les causes moins fréquentes ont été les autres troubles statiques du rachis, la spondylarthropathie, la spondylodiscite tuberculeuse, l’hypertrophie du ligament jaune. Discussion et Conclusion : Les rachialgies sont des affections fréquentes, affectant de plus en plus des personnes jeunes. Graves non seulement du fait du handicap en rapport avec la survenue de complications mais aussi du coût de la prise en charge et de l’absentéisme professionnel.
Mots clés: Rachialgies, Caractéristiques, étiologies, Dakar

Infarctus cérébral révélant une maladie de Takayasu chez une jeune femme sénégalaise : À propos d’un cas

Texte intégral 

AA Nahantchi, P Ntenga, NM Gaye, S Mourabit, S Boubacar, F Banzouzi, NS Diagne, MM Ndiaye, M Ndiaye

Résumé
La maladie de Takayasu, est une vascularite inflammatoire chronique qui affecte l’aorte, ses branches et les artères pulmonaires. Cette affection peut être à l’origine de manifestations neurologiques et/ou extra neurologiques. Les sujets jeunes de sexe féminin d’origine asiatique, ou méditerranéenne sont les plus atteints. En Afrique subsaharienne, en particulier au Sénégal, la prévalence de cette affection n’est pas connue. Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 24 ans, résidente à Dakar, chez qui la maladie de Takayasu a été révélée par la survenue d’un infarctus cérébral. Notre patiente a bénéficié d’une prise en charge multidisciplinaire avec une évolution favorable au bout de 5 mois.
Mots clés : Maladie de Takayasu, infarctus cérébral, vascularite

L’hypertension artérielle en milieu professionnel

Texte intégral 

AS Mohamed, SA Dia

Short Communication

L’hypertension artérielle (HTA), facteur de risque (FdR) cardiovasculaire majeur, est devenue un véritable problème de santé publique en Afrique [1, 2]. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un sujet est considéré comme hypertendu (HTA+) lorsque la pression artérielle systolique (PAS) est supérieure ou égale à 140 mmHg et ou la pression artérielle diastolique est supérieure ou égale à 90 mmHg. Comme L'obésité [3, 4], la consommation excessive de sel [5], les habitudes de vie telles que la consommation d'alcool, le tabagisme [6, 7], et la sédentarité [8, 9] ont été signalés comme facteurs de risque pour l'HTA.

Une relation entre l'HTA et le travail a été démontrée par plusieurs études [10-14]. En milieu de travail, l’HTA est souvent pensée être liée au stress dû au travail [15, 16]. Certains auteurs révèlent des fortes prévalences d'HTA chez les travailleurs en Afrique et dans les pays industrialisés [17-20]. L’activité professionnelle a un impact important sur la survenue de l’HTA, au travers de ses composantes psychosociales défavorables pour le travailleur.

Accidents vasculaires cérébraux secondaires au déficit en inhibiteur de la coagulation:  À propos de trois cas à Abidjan en Côte d’Ivoire

Texte intégral 

Z Mamadou, L K Kouassi, C Tanoh, Y Ehounoud , A A Diarra

Résumé
Le déficit en inhibiteur de la coagulation est rarement responsable d'un infarctus cérébral. Les auteurs rapportent trois observations d’infarctus cérébraux associés à un déficit en inhibiteur de la coagulation. Deux femmes et un homme âgés respectivement de 34 ans, 48 ans et 22 ans avaient présenté des accidents vasculaires cérébraux (infarctus cérébral chez la femme de 48 ans et chez l’homme de 22 ans et TVC chez la femme de 34 ans). Le bilan étiologique a mis en évidence un déficit en protéine C et S chez les deux femmes et un déficit en antithrombine III et en protéine C chez l’homme.
Mots clés: AVC, déficit en inhibiteur de la coagulation, Abidjan – Côte d’Ivoire